Et enfin Lucile

Une belle brune bien discrète... Lucile !

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Et enfin Lucile

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 13:35

Chapitre 3

Chapitre 3
9000 mètres plus haut



- Je me sens pas bien... je crois que je vais... annonça Justine, le teint verdâtre
Caroline bondit sur son
siège suite à cette annonce. Elle avait eu la mauvaise idée de s'installer à côté de sa camarade.
- Avises-
toi de me dégueuler dessus et je t'assure que je te balance à travers le hublot !!! s'exclama-t-elle, s'éloignant au maximum de Justine, tout en restant assise
- Euh, Madame... s'il vous plait ! interpella Lucile, à
l'adresse de l'hôtesse
La jeune femme, habillée d'une chemise et
d'une jupe bleu, les cheveux tirés en arrière, s'approcha d'elle.
- Vous désirez ? demanda l'hôtesse
- Ma camarade ne se sen
t pas très bien, auriez vous un médicament pour la soulager ?
L'hôtesse prit en compte la demande de Lucile.
- Je vais voir
ce que je peux faire.
Elle s'éloigna laissant Justine dans un
état proche de celui d'un zombie. (Même ceux de Résidente Evil aurait pas fait plus peur ! XD). Caroline se leva à toute vitesse lorsque le corps de sa camarade fut secoué d'un spasme plus qu'inquiétant.
- Attends j'ai peut être quelque chose qui p
ourra te soulager, le temps que l'hôtesse arrive. se réjouit Caroline
Elle sortit de son sac, quelle avait eu le droit de pr
endre dans l'avion, un petit ventilateur de poche. Elle alluma l'appareil et le mit devant le visage de Justine qui était allongée sur son siège, la tête en arrière, donnant davantage l'impression d'être morte que malade.
- AAAAAH !!! Mais arrête
! Tu vois pas que j'ai le mal de l'air et tu me rajoutes un peu plus d'air dans la tronche ! Tu veux vraiment que je vomisse tous mes boyaux !!! gronda-t-elle
Caroline remballa son appa
reil et observa les alentours. Des gens la regardaient de travers jugeant, sans aucun doute, qu'elles étaient un peu trop bruyante.
- Tu pourrais peut-être employer tes dons pour la soign
er ? lui marmonna Lucile
-
Tu sais bien que mon don de guérison ne marche que sur moi. lui répondit Caroline
- Dans ce cas,
laissez-moi mouriiiiiiir !!!! Aaaaaaaah !!!!! proféra Justine dans un long râle d'agoni
L'hôtesse se présenta au même
moment et tendit un petit cachet blanc et un verre d'eau à Justine.
- Tenez, buvez, ça vous soulagera. lui conseilla-t-elle
Justin
e s'exécuta, non sans difficulté, et avala l'antidote.
- Il de
vrait agir assez rapidement. Si ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à m'appeler, je verrai ce que je peux faire de plus. déclara l'hôtesse
- Me... merci... gémit Justine, s'écroulant, de
nouveau, sur son siège
L'hôtesse s'éloigna de nouve
au laissant les deux jeunes filles en compagnie de la malade.
- Ca va al
ler t'inquiètes pas, le médicament que t'a donné l'hôtesse va te faire du bien. la consola Lucile
- Et puis on est bientôt a
rrivé, ça fait deux heures qu'on a décollé ! rajouta Caroline
Lucile regarda sa montre afin de voir l'heure à laquelle elles allaient atterrir :
- Une heure du matin... mouai... on sera
à l'hôtel à quelle heure à peu près ? demanda-t-elle. J'ai hâte !!!
Justine avait embarqué dans son « périples » ses deux ca
marades dans le but de leur présenter son meilleur ami. Cependant elle savait que tom s'était chargé de réserver l'hôtel pour elle, mais elle ignorait si c'était le cas pour Caroline et Lucile. (Mais ça elle l'a pas dit ! XD)
- Mais tu sais où i
l est l'hôtel au moins ? demanda Caroline à l'adresse de Justine
Justine leva la tête et se redressa finalement sur son siège.
- Pfffffiou ça va mieux, je sais pas ce que c'est son cachet mais ça fait du bien ! souffla-t-elle. Euuuuuh l'hôtel... oui... bah on a des taxis à la sortie de l'aéroport on se fera conduire jusque là-bas.
Elle cherchait à cacher son désarroi derri
ère un sourire mal dessiné seulement Caroline remarqua ce petit détail. Lucile prit la parole ce qui l'empêcha de rétorquer.
- T'inquiètes pas de toute façon on
parle allemand toutes les deux ! déclara-t-elle avec enthousiasme. Rooooooh Justine je te remercierai jamais assez ! Tu me fais vivre un rêve !!!!
-
Bah je t'en prie, je sais que tu rêvais de les rencontrer depuis longtemps donc c'est normal que je te fasse ce plaisir puisque je les connais... on est amie quand même ! répondit-t-elle
Caroline regarda à travers le hublot, il faisait nuit noir à
l'extérieur mais elle pouvait apercevoir de nombreuses lumières au sol. Une ville se dessinait et révélait d'une superficie importante.
- Je
me demande si c'est Berlin ? pensa-t-elle
La
voix de l'hôtesse résonna dans le compartiment :
- « Mesdames
, mesdemoiselles, messieurs notre avion s'apprête à atterrir à l'aéroport Tegel de Berlin. Veuillez attacher votre ceinture. »
Les passagers s'exécutèrent. L'avion perdit progressivement
de l'altitude et déplia son train d'atterrissage. Une fois au sol une seconde annonce fut passée :
- « Il est une heure et
quart du matin. La température extérieure est de 7 degré. Le temps est nuageux et le vent souffle à 10 km/h. »
Les fill
es se dirigèrent vers la sortie, prenant soin de récupérer leur sac. L'hôtesse leur adressa un sourire radieux :
- Merci d'avoir
choisi notre compagnie mesdemoiselles, nous espérons vous revoir bientôt.
Elles entrèr
ent dans le hall de l'aéroport et récupèrent leurs bagages. Une fois à l'extérieur elles s'arrêtèrent à un arrêt de bus.
- Ca caille ! s'exclama Lucile qui sorti
t un pull de son sac en guise de réconfort
Justine so
rtit une carte de la ville, elle l'avait conservé depuis quelques années car elle voyageait beaucoup en Allemagne, avec ses parents, quand elle était plus jeune.
- Bon... alors on va au « BRANDEN
BURGER HOF HOTEL » ! déclara enfin Justine
Caroline l'observa
l'air estomaqué.
- Ouah tu peux me la refaire... ( =D lol)
Jus
tine sourie mais elle ignora ses moqueries et continua ses explications :
- On prend le bus de la ligne 128 qu
i nous emmène au métro rue « KURT SCHUMARER PLATZ » ensuite on prend la ligne U6 et à la sortie de la station on sera à 1 km de l'hôtel ! garantit-elle avec enthousiasme
Lucile lui sourie confiante ma
is Caroline ne partagea pas l'enthousiasme de sa camarade.
- B
on, j'ai pas compris la moitié des trucs que tu m'as dit... notamment au niveau des noms ! affirma Caroline
Justine la regar
da un peu mal à l'aise, elle savait à quel point son amie ne supportait pas de ne pas savoir où elle se trouve.
Après un cou
rt silence, Caroline lui sourie enfin et déclara :
- Mais bon
je te fais suffisamment confiance pour te suivre bien gentiment, comme un bon toutou ! Mais si tu te perds, je manquerai pas de te mordre la fesse droite !
Lucile éclata de rire à
cette annonce mais Justine resta quelque peu surprise. Finalement elle rétorqua à son tour :
- Et pourquoi
la droite ?
- Parce qu
e j'ai envi ! railla Caroline. Mais si tu veux je peux mordre les deux.
Justine rit e
nfin. Caroline imita le chien enragé, faisant ainsi mourir de rire ses deux camarades, quand le bus arriva. Elle stoppa net ses pitreries.
- Je vais éviter de fair
e l'andouille... faudrait pas que le chauffeur me prenne pour une française complètement fêlée ! marmonna-t-elle à ses deux compères à l'ouverture des portes du bus
- T'inquiètes pas, on
est française aussi on pourra lui dire que c'est pas les françaises qui sont fêlées mais toi seulement ! rétorqua Justine en guise de contre-attaque
Caroline retroussa ses babines et gr
ogna en guise de réponse. Lucile les devança et pénétra dans le bus quand elle constata, non sans une grande joie, que le chauffeur était un beau jeune homme brun aux yeux bleus. Elle s'adressa à lui en allemand, révélant avec fierté sa maîtrise de la langue du pays.
- Bonjour, trois ticket pour un allé s'il vous plait. Nous allons jusqu'à la ligne de métro U6.
Le chau
ffeur lui sourit reconnaissant son accent français.
- Vous venez de quelle ville de France ? demanda-t-il
- Montpellier, c'est à côté de la mer !
- Ouah vous devez avoir le soleil toute l'année là-bas, vous en avez de la chance. Nous il pleut souvent ici.
Lucile l'écoutait
attentivement, le sourire largement étiré, tandis que ses amies s'impatientaient à l'arrière.
- Si vous passez dans la région un jour je vous présenterai les plages du Languedoc...
- ... oui bon, tu vas arrêter de d
raguer ce jeune homme oui ! Prends direct son numéro ce sera plus simple que de nous faire poiroter tu crois pas ?
intervint Justine pour couper court à la conversation
Lucile devint rouge écar
late, elle partit s'installer au fond du bus évitant soigneusement le regard du chauffeur.
Pendant ce temps, Caroline s'occu
pa des bagages qu'elle rangea dans la soute.
- Combien je vous dois ? Je crois que mon amie n'a pas eu le temps de régler... vu qu'elle avait l'air très occupé ! demanda-t-elle à voix haute de façon à ce que Lucile l'entende
Lucile s'enfonça un peu
plus dans son siège rouge de honte. Justine régla le montant des tickets et adressa un sourire au chauffeur qui le lui rendit. Elle se dirigea vers sa camarade et s'assit à côté d'elle.
- Je vais te tuer ! grogna Lucile les pommettes encore rouge
- Bah tu me
remercieras quand on sera à l'hôtel et que tu seras confortablement installé dans ton lit douillé parce que là, vu comment t'étais partie, on en avait pour la nuit !
Caroline pénétra
à son tour dans le bus et salua le chauffeur qui lui adressa un large sourire. Elle s'installa sur un siège situé derrière ceux de Lucile et Justine. Quand elle aperçu le visage rouge de Lucile elle comprit l'ampleur du « problème ».
- Je parie que c'es
t toi la responsable de cette tomate vivante assise juste à côté de nous ? fit-elle à l'adresse de Justine
-
Rooooh comment t'as deviné ? ricana-t-elle
- Je
sais pas... l'intuition... bon, Lucile, je lui mords la droite ou la gauche en guise de punition ?
Lucile se mit à rire, elle se dét
endit un peu et se tourna vers Justine le regard noir et le sourire sadique :
- Tu prend
s la droite et moi la gauche ! Okay ?
Caroli
ne imita le regard sadique de sa camarade et l'adressa à son tour à la petite Justine, celle-ci, non rassurée, quitta sa place et partit s'installer près du chauffeur. Celui-ci, admirant le spectacle depuis son rétroviseur ne put s'empêcher de rire.
- Elles ont l'air marrante vos deux amies ! dit-il
- Ca dépend pour quoi... mais là j'avoue qu'elles me font peur... répondit Justine
- Et pourtant elles sont bien mignonnes... vous êtes toutes aussi jolies vous les françaises ?
Le chauf
feur lui adressa un clin d'½il lourd de sous entendus. Justine se mit à rire et entama la conversation sur la culture, les coutumes de la France ainsi que sur les belles françaises !
De leur côté, Caroline s'installa s
ur l'ancienne place de Justine et confia quelque chose à son amie :
- Fau
t que je te dise Lu'...
- Oui ?
- De
puis qu'on était dans l'avion... pas au décollage mais plus vers l'arrivée j'ai un mauvais pressentiment...
-
Un mauvais pressentiment... C'est-à-dire ? Tu as une idée de ce que ça peut être ? Un accident, un mort, quelque chose qui nous toucherait ?
- No
n pas vraiment...
- Bon... euh... Et
dans le temps ? Enfin, je veux dire, ce serait aujourd'hui ou plus tard dans la semaine, par exemple ?
- Eh
bien je pense pas que ce soit pour ce soir mais j'ai comme l'impression que ça va se produire dans la semaine... le souci c'est que je ne parviens pas à voir ce que c'est. Et puis, vu l'utilisation d'énergie dont j'ai fait preuve hier contre le Poltergeist je crains de ne pas pouvoir nous protéger en cas de soucis dans la semaine.
Luc
ile réfléchit, inquiète à son tour. Elle observa Justine assise à l'avant et qui riait à plein poumon avec le chauffeur.
- Je crois q
u'on ne devrait rien lui dire... déclara Lucile. Elle est heureuse de retrouver Tom et ce serait dommage de l'inquiéter...
Caroline o
bserva à son tour Justine, c'était la plus jeune du trio et elles avaient toutes deux la sacrée tendance à la protéger... malgré le refus de cette dernière.
- No
n... on lui dit rien... en général mes intuitions me trompent pas mais il vaut mieux qu'elle ne sache rien. On va pas lui gâcher sa semaine ! conclut caroline
Le bus ralentit et s'a
rrêta. Le chauffeur s'adressa à elle :
- Voilà mesdemoiselles vous êtes à côté de la ligne de métro U6 ! Bon courage pour la suite !
Les filles q
uittèrent leurs sièges et descendirent du bus. Lucile fut la dernière. Le chauffeur l'interpella, elle se retourna fixant ses yeux bleus :
- Au revoir... dit-il simplement, un magnifique sourire aux lèvres
Lucile sentit
de nouveau le rouge lui monter aux joues, elle écarquilla les yeux et répondit, la voix terriblement enraillée :
- Au revoir...
Elle s'
éclipsa à toute vitesse du bus et rejoignit Caroline et Justine qui sortaient les bagages de la soute.
- Alors t'as bé
coté le chauffeur en guise d'au revoir ?!? la taquina Justine
Lucile bais
sa les yeux afin de cacher son malaise.
- Dis pas n'importe quoi... On a
plus important à penser à, presque, deux heures du matin tu crois pas ? rétorqua-t-elle
Ca
roline sortie la dernière valise, le bus s'éloigna leur adressant un coup de klaxon. Elles saluèrent le véhicule et se regroupèrent sur le bord du trottoir. Caroline rejoignit la question de Lucile :
- Oui Lu a raison, en plus je suis crevée... et vu la dépense d'énergie dont j'ai fait preuve ces trois derniers jours j'ai bien besoin de repos ! Et puis, arrête de la taquiner avec ce chauffeur, elle va finir par surchauffer tellement elle est rouge !
Justine déplia de nouveau la carte de la ville tandis que Lucile fusillait Caroline du regard pour son soutien. Elle l'analysa un court instant, leva la tête afin d'observer les rues, la rebaissa et la releva à trois reprises et replia finalement le plan.
Elle pointa finalement le doigt en direction d'une ruelle sombre :
- Par là ! Suivez-
moi ! dit-elle l'air triomphant
Luci
le observa la rue, non rassurée. Caroline répondit à sa place :
- Euh... tu veux dire qu'o
n va passer par là ?
- Oui ! r
épondit naturellement Justine
Elle se dirigea vers la
rue, sautillant sur place. Lucile observa Caroline le regard rempli d'inquiétude.
- T
u crois qu'il peut y avoir un souci dans les minutes à venir... enfin, je veux dire... tu sais, ton ressentis... murmura-t-elle
- Non, je ne crois pas... on est
dans une grande ville et même si les risques d'agressions sont plus important la nuit je ne ressens rien d'inquiétant à ce sujet.
Luc
ile sembla moins anxieuse. Elle emboita le pas à Justine, Caroline marcha à ses côtés.
- Mais tu n'as toujo
urs pas idée de quand va se produire ton mauvais pressentiment ? demanda Lucile
- Non toujours pas... ma
is avec la chance que j'ai ça va se produire dans la semaine. Les astres ne sont pas favorables aux bonnes nouvelles en ce moment, de plus, il y a beaucoup de mauvaises ondes qui traînent... pour te donner une idée, rien qu'avec le Poltergeist j'ai failli me faire empaler alors que d'habitude j'arrive à éparpiller automatiquement mes énergies. De cette façon je parviens à empêcher n'importe quelles entités de réaliser toutes attaques physiques envers moi. C'est une manière de lui faire croire que je suis partout à la fois... comme ça il ne sait où « viser ».
Justine s'arrêta de nouv
eau et orienta son regard vers une plaque en métal sur laquelle était inscrite le nom de la rue :
- « KURT SCHUMARER PLATZ », o
n y est ! La station est juste de l'autre côté de la rue.
En effet, on pouvait a
percevoir une verrière éclairée avec marqué le numéro de la station.
Caroline acheva sa
conversation avec Lucile :
- Je
ne crois pas qu'il y ait lieu de s'inquiéter, laissons mon ressentis de côté pour le moment. chuchota-t-elle
Lucile appro
uva d'un mouvement de la tête. Justine, quant à elle, traversait déjà faisant signe aux voitures pour les remercier de s'être arrêter. Elles suivirent leur amie afin de ne pas la perdre. Caroline coupa la route à un véhicule qui arrivait à toute vitesse, le conducteur fit un écart pour continuer sa course et ouvrit sa vitre à son niveau. Il hurla des propos que Caroline ne put discerner.
Arri
vée de l'autre côté elle s'arrêta en haut des escaliers de la station.
- Houla ! Je
sais pas ce qu'il m'a dit mais vu le ton qu'il y a mis ça devait pas être une déclaration d'amour... s'exclama-t-elle
- J
e crois qu'il t'a traité de connasse... ajouta Lucile
- C'es
t lui qui roulait comme un con et c'est moi la connasse... on aura tout vu ! ricana Caroline
Elle jeta un coup d'½
il en bas des escaliers afin de trouver Justine mais cette dernière n'y était pas.
-
Je crois que Ju est déjà dans la station, on ferait mieux de la rejoindre car vu comme elle est pressée on risque de la perdre ! Faudrait pas qu'elle saute dans la première rame ! plaisanta-t-elle
Portant leur
s bagages dans la descendante elles rejoignirent Justine sur le bord du quai. Elle sautillait sur place, totalement excitée. Dès qu'elle les aperçue elle s'adressa à elles avec un large sourire :
- Si vous savie
z comme je suis contente de revenir ici, ça fait tellement longtemps que je n'ai pas été à Berlin. Et je vais pouvoir le revoir ! Comme je suis heureuse les filles !
El
le les serra fort dans ses bras.
- Rien ne
saurait gâcher ce moment ! chuchota-t-elle au comble du bonheur
Caroli
ne sentit une boule lui nouer la gorge. Elle mima l'indifférence et adressa un sourire à sa camarade. Lucile lui jeta un rapide coup d'½il preuve de son malaise partagé.
Le métro a
rriva, sur le quai, une vingtaine de personnes attendaient avec elles. Pénétrant à l'intérieur de la rame elles s'installèrent sur les sièges disponibles.
Caroline sortie
de son sac à dos un livre sur les pierres et leurs vertus. Elle l'ouvrit au niveau du marque-page qu'elle avait laissé et continua sa lecture.
Lucile et Justine, quant
à elle, étaient installées côte à côte. Lucile s'adressa à sa camarade concernant la raison de leur venue dans le pays. (pas besoin de vous dire qui)
- Dis-moi tu vas le
voir quand ?!?
Justine sourie, e
lle s'attendait à cette question venant d'elle :
-
Demain je pense, on s'est donné rendez-vous dans l'après-midi.
- Où ?
Et à quelle heure ?
- Il doit m'envoyer un sms dans l'ap
rès-midi, je pense que ce sera chez lui car il peut pas trop sortir.
Lucile jubilait
rien que de penser à une éventuelle rencontre avec une de ses stars. Justine, quant à elle, gardait un air neutre. Malgré son grand amour pour le groupe elle considérait son meilleur ami, Tom, comme un être humain avant tout (mais, certes, avec beaucoup de talent ! ^^).
Lucile
l'observa les yeux brillant de joie et Justine remarqua son petit air interrogateur.
- Quoi ? Qu'est
-ce que tu veux me demander ? rétorqua-t-elle
Elle connaissait suffisamment Luci
le pour savoir que son regard signifiait qu'elle voulait dire quelque chose mais qu'elle n'osait pas.
- Eh bien, je me d
isais que... demain... enfin, je me suis dis... balbutia-t-elle
- Oui ? répondit Justine dont l
e sourire s'élargit, comprenant la demande de son amie
- Je... j'aimerais...
Sa dema
nde se fit de plus en plus difficile... on aurait dit qu'elle demandait la lune. Justine acheva à sa place :
- ... m'acco
mpagner ?
Les yeux de Lucile brillèrent plus int
ensément à l'entente de ce mot, le temps semblait s'être arrêté pour elle tant elle restait figée d'espoir ! Au bout d'un instant qui fut comme une éternité pour Justine (faut dire que la patience c'est pas son point fort ^^') Lucile répondit :
- oui..
.
Sa voix se fit minuscule et fut presque coupé par l'émotion. Justine eut peine à l'entendre avec le bruit de la rame en fond mais elle n'eut cependant pas réellement besoin de la réponse puisqu'elle s'était doutée déjà de la question.
- Bien sûr...
ils apprécient leur fan alors je pense pas que le fait que tu viennes soit un problème pour eux.
Les ye
ux de Lucile s'embuèrent, elle sauta au cou de son amie et la serra fort tant elle était heureuse.
-
Oh merci Ju, si tu savais, tu réalises un rêve... je sais pas comment te remercier !
- Com
mence déjà par me laisser respirer ce sera cool ! suffoqua Justine
L
ucile se mit à rire et desserra son étreinte. Elle lui adressa un sourire radieux.
- Merci
du fond du c½ur... acheva-t-elle
La rame de métro stoppa sa marche et annonça le nom de la station. Justine réalisa au dernier moment qu'elle devait descendre ici même et se pressa de saisir les valises et de prévenir ses amies.
La rame sonna pour
signaler la fermeture des portes. Caroline eut tout juste le temps d'effectuer un bond à l'extérieur. Elle tira la valise dans son élan afin qu'elle ne reste pas coincée. Les portes se refermèrent in extrémis derrière elle.
Le
teint pâle mais rassurée, elle souffla soulagée. Les jeunes filles se regardèrent admirant la mine déconfite de leur camarade. Elles se mirent alors à rire de bon c½ur, leur voix raisonnant dans toute la station.
- La vache !
J'ai failli me retrouver coupée en deux ! C'est pas possible ! Quelle soirée ! Ju, tu me rappelleras qu'il faut que je dise deux mots à Tom en privé ! C'est à cause de lui qu'on est là et que j'ai failli finir sectionnée en deux ou perdue dans le métro de Berlin ! railla Caroline
- Je m'en
souviendrai t'inquiètes ! promit Justine
- Mais
tout de même, méfis-toi du privé, surtout avec Tom ! ironisa Lucile
Caroline ré
fléchit un instant à cette annonce :
- Humm... t'as rais
on je l'engueulerais devant vous ! (XD)
Les trois jeunes filles quittèrent la station dans la bonne humeur, elles montèrent les marches et se retrouvèrent à l'extérieur.
- Bon alors
... réfléchit Justine. L'hôtel doit se trouver par...
Elle tourna su
r elle-même et trouva la rue donnant dans la bonne direction.
- ...
là ! s'exclama-t-elle
Le trio saisi alors ses valises et parcourra le kilomètre qui les séparait de leurs futurs lits douillets.
- Mais
, au fait Ju... demanda Caroline
-
Oui ?
- Qu
'est-ce que tu faisais dans le métro pour zapper l'arrêt ?
- Eh bien
... je discutais avec Lu d'un truc super important.
Caroline l'obser
va étonnée, se demandant ce qui pouvait être aussi important pour lui faire oublier un arrêt. Elle détourna alors son regard vers Lucile dont le sourire était étiré jusqu'aux oreilles et les yeux figé sur un point invisible.
-
Humm... j'ai peut être une idée sur la question...
Justine lui adre
ssa alors un sourire :
- Je vais le voir
demain après-midi je pense... ça dépend à quelle heure il va se lever... dit-elle à sa camarade
- Oui, j'ai entendu dire qu'ils avaient une grave maladie du sommeil lui et son frère ! ironisa Caroline
Justine éclata d
e rire, accompagné de Lucile (qui avait réussi à quitter sa transe TH ! lol)
- E
t donc je suppose que tu lui as proposé de l'emmener pour le voir ? Et, du même coup, voir Bill ! continua Caroline
- Bi
ngo ! Comment t'as deviné ? s'interrogea Justine
- Bah vu son s
ourire et son état de « quasi » transe, y'a pas 15 000 personnes qui sont capable de lui faire cet effet là en dehors des TH... surtout ici, à Berlin !
Le
s filles rirent de plus bel et continuèrent leur parcours. Elles stoppèrent finalement leur pas devant un bâtiment sur lequel était inscrit sur une vitre, en forme de demi-cercle, juste au dessus de la porte « BRANDENBURGER HOF HOTEL ». Trois marches sur lequel était déroulé un tapis rouge permettaient d'accéder à l'entrée.
- Ouah ! s'émerve
illa Caroline. Il est magnifique cet hôtel...
Justine et Lucile gravirent les que
lques marches afin de pénétrer à l'intérieur.
- Bon tu viens ou tu comptes t'éme
rveiller dix ans ?!? s'écria Justine à l'adresse de Caroline restée en bas des marches
- Euh oui désolée... ré
pondit-elle, reprenant ses esprits
Elle grimpa les
marches à son tour et se dirigea jusqu'à la réception avec ses amies. Observant l'intérieur de l'hôtel elle ne put s'empêcher de demander à Justine :
- Mais c'
est un combien d'étoiles ?
- Un cinq éto
iles.... c'est un ancien palace qui a été réaménagé en fait. répondit Justine
Un
magnifique lustre répandait ses lumières dans le hall de l'hôtel. Des tapis d'époque étendus sur le sol, des poutres sculptées, des lampes murales et de grands tableaux se mariaient à merveille avec le lieu.
- Je comprends mieux pourquoi c
'est si joli ! s'exclama Caroline plein d'enthousiasme
En effet, elle avait beau
aimer la nature plus que tout, se promener dans ce genre d'endroit lui remémorait des rêves de petite fille et de princesse.
Justine lui sourit et se dirigea ve
rs la réception. Elle s'adressa à une jeune demoiselle blonde aux yeux bleus.
- Bonjour, nous avons une ou plusieurs chambres de réservé... je n'ai pas eu de précision exact.
- Vous êtes mademoiselle ? demanda la réceptionniste
Justine donn
a son nom de famille, Tom avait pris le soin de réserver une chambre pour elle et ses amies.
- Combi
en coûte les chambres ? On doit réserver aussi ? questionna Caroline
- Chambre 206, deuxième étage. Mesdemoiselles.
La réceptionniste remit
la clé à Justine. Elle s'approcha du porteur et lui remit les valises.
- Si vous pouviez les porter jusqu'à nos chambres, ce serait très gentil.
- Bien sûr mademoiselle. Je m'en occupe tout de suite. approuva le porteur
Elles gravirent les
escaliers et cherchèrent leur chambre. Quand elles lurent trouver elles s'y installèrent se mettant à leur aise.
- On aur
ait pu monter nos bagages quand même ! remarqua Lucile
- Oui je sais mais pourqu
oi se priver quand on peut profiter du service. s'exclama Justine, s'affalant sur son lit
Caroline fit le tour
des pièces et revint dans la chambre dans lequel se trouvait trois lits.
-
Même les chambres sont magnifiques ! s'émerveilla-t-elle
Elle s'étala à son t
our sur un autre lit.
- Au fait t'as pas répondu à ma que
stion tout à l'heure. dit-elle à l'adresse de Justine
- Laquelle ?
- C'est toi q
ui as payé la chambre ?
Justine s'étira
et bailla bruyamment. Elle se tourna et se roula en boule fermant les yeux, elle répondit simplement.
- Non, c'est Tom..
.
- Tom ?
Il sait qu'on est là ?
- C'est
mon meilleur ami, je vois pas pourquoi je lui aurais caché ! Et puis, il pas dégueulasse au point de vous laisser dormir dans la rue ! conclut-elle en riant
Qu
elqu'un toqua à la porte de la chambre, Lucile partit ouvrir. Le porteur se trouvait sur le palier avec les bagages. Il pénétra dans la chambre et les leur déposa.
-
Bien mesdemoiselles, passez une bonne nuit dans notre hôtel.
-
Merci ! répondirent Justine et Lucile
Caro
line ne saisit pas le sens de ses propos mais elle lui adressa un sourire en guise de remerciement. Le jeune homme s'inclina respectueusement et quitta la chambre.
Elles
défirent leurs affaires et sortir leurs pyjamas, chacune se changea et s'installa dans son lit.
Lucile s'allongea sur so
n lit, fixant le plafond, plongée dans ses pensées. Justine se colla son MP3 sur les oreilles et Caroline sortit de nouveau son livre sur les énergies des pierres.
- C'es
t pas possible tu le lâches pas ce bouquin ! déclara Justine
- Je dois
le lire, les pierres me sont très utiles dans mon travail. précisa Caroline
- M
oi ça me soulerait de lire un bouquin aussi gros ! s'exclama Lucile
Justine pouf
fa soudain de rire, elles la regardèrent sans comprendre. Finalement cette dernière exprima le fond de ses pensées :
- Qu
oique ça doit te servir pour assommer les démons, vu la taille !!! plaisanta-t-elle
Elle sauta sur son lit pou
r imiter l'action de Caroline lors d'un combat. Son lancé imaginaire fut comparable au mouvement d'un troupeau d'éléphant (autant dire qu'elle fut très gracieuse... XD).
Caroline accompagna son délire en imitant le démon, les babines retroussées, un filet de bave coulant de sa bouche et les yeux exorbités. Elle mima la réception imaginaire du livre qu'elle reçut en pleine figure et s'étala sur son lit dans un long râle d'agonie.
Lucile se teint l
e ventre tant son fou rire lui filait des crampes abdominales.
- Ah ! J'ai un ra
ison de toi créature des ténèbres ! s'écria Justine le torse bombé et le regard triomphant.
Elle prit alors son élan afi
n de s'élancer sur le lit de sa camarade.
- Je m'en vais de ce pas te réduire en cendreeeeeeEEEEEEEUH AAAAAAAAH !!!!
Ses pieds s'em
mêlèrent dans la couette. Un vacarme assourdissant résonna dans toute la pièce. Justine s'explosa, face contre terre !
Le fou rire de Lucile cessa immédiatement et Caroline se redressa aussitôt fonçant pour secourir la malheureuse (genre... XD mdr).
- Ju ! Ju ! Ca va
!?!
- AAAaaaaaaaïeeeeuh... r
épondit Justine
Elle se releva
tant bien que mal, aidée par ses amies, elles l'assirent sur le rebord de son lit.
- Rien de cassé ? Remus tes jambes, voir si t'as pas une cheville foulée ! adjura Lucile
Elle
frotta son front sur lequel apparut une belle bosse rougeâtre. Caroline l'observa et l'analysa de la tête aux pieds :
- Non, je pense que ça va aller... t'aura juste une belle bosse ! assura-t-elle
- Ca m'ap
prendra à faire l'andouille, je suis pas douée pour l'équilibre...
- Et pour la réflexio
n non plus ?
Justine l'observ
a sans comprendre.
- Les espri
ts démoniaque sont pas physique, un bouquin ça leur fait rien andouille ! railla Caroline
Les jeunes filles se mirent
à rire se sentant plus stupide qu'autre chose.
- Y'a que vo
us, à votre âge, pour faire des trucs aussi gamin ! se moqua Lucile
- Ouai mais en atte
ndant tu te fais des abdos grâce à nous ! se défendit Justine
- Oui c'e
st vrai ! s'exclama Lucile
Caroline
se glissa sous sa couette, la fatigue la gagnait de nouveau et vu l'heure elle avait besoin de sommeil.
- B
on c'est pas que je m'ennuis les filles mais je suis morte !
Justine et
Lucile l'imitèrent et éteignirent la lumière. Une fois dans le noir elles échangèrent quelques mots.
- Dis Caro ? demanda Justine
-
Hummmm ?
- Demain, j'amène Lucile voir Tom avec moi et je me disais que ce serait sympa que tu viennes aussi !
- Oui
et puis ça te donnerait l'occasion de connaître deux membres de TH ! souligna Lucile
- C'
est gentil les filles mais j'ai besoin de sommeil donc je pense pas être debout avant un moment.
En effet, il lui arri
vait de dormir plus de 24 heures lorsqu'elle effectuait une grosse dépense d'énergie... ce qui avait été le cas la veille puisqu'elle avait du ouvrir une brèche pour renvoyer l'esprit dans une dimension appropriée.
- C'e
st dommage... s'attrista Lucile
- Et
puis je parle pas allemand vous vous rappelez ? précisa Caroline
- C'
est rien ça on pourra t'aider ! s'exclama Lucile
- Caro...
je me suis posée une question tout à l'heure dans le bus... avança Justine
- Laquell
e ?
-
Eh bien, tu n'as jamais essa avec tes pouvoirs de faire un sort pour comprendre et parler une langue ?
Un silence s
'installa dans la pièce sombre.
- C'est une idée ça...
et puis tu nous as toujours dit que l'usage de sortilège ne te prenait pas trop d'énergie surtout quand tu as le temps pour les accomplir.
Effe
ctivement, lorsque Caroline prenait le temps de réaliser un sortilège sans être bousculer ou pressée par quoique ce soit elle n'utilisait que très peu de son énergie.
- A voir...
faudra que j'y réfléchisse demain mais pour l'instant j'ai besoin de sommeil... au pire, si vous y tenez vraiment je vous rejoindrai quand je serai prête. D'accord ?
- Super ! J
e te tiendrai au courant par SMS ! rétorqua Justine avec enthousiasme, heureuse que son amie les rejoigne
L
e silence s'installa de nouveau dans la chambre, Lucile rompit le silence ne pouvant s'endormir du fait de son excitation à l'idée de rencontrer ses stars demain.
- Tu
crois que je dois m'habiller comment ? Et je dois dire quoi ? balbutia-t-elle
Just
ine se tourna dans son lit et grommela une réponse :
- Sois toi-mê
me c'est ça qui importe...
Luc
ile se sentit rassurée.
- Tu
as raison... bonne nuit ma puce.
- Bonne nuit à toi a
ussi... bonne nuit Caro !
Aucune ré
ponse ne se fit entendre du côté de leur camarade, seulement une légère respiration.
Lucil
e se tourna dans son lit et ferma les yeux épuisée, songeant à ce qui l'attendait demain.



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Chapitre 3

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 16:15

Modifié le mardi 16 décembre 2008 16:58

La Bible des Cristaux

Une petite parenthèse pour vous donner un aperçu des lectures de notre jeune Sorcière. Manière de vous montrer que tout n'est pas que pur invention... ;)

La Bible des Cristaux est un livre qui a été écrit par Judy Hall et traduite de l'anglais par Antonia Leibovici.

On
retrouve à l'intérieur toutes les Pierres existantes, leurs vertus, les pays où l'on peut les trouver, leurs descriptions ainsi que leurs effets sur le corps et l'esprit.

C'es
t un bouquin épais, certes, mais très instructifs pour toutes personnes s'intéressant à la science des pierres...

... Il s'agit
du livre qu'étudie Caroline, dans la fic, afin d'utiliser les pierres nécessaires pour son travail ! Certaines pouvant renforcer ses sortilèges ! ^^



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La Bible des Cristaux

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 09:08

Répartition des chapitres

Les chapitres commencent à être long donc j'ai décidé de les couper en deux parties afin de pouvoir travailler le style, le fond, la police... sans rencontrer de problème ! ^^

En
effet, il arrive parfois (comme j'ai pu le constater avec les pcédents articles) que certaines modifications, notamment au niveau de ce que je vous ai cité au dessus, ne s'effectue pas lorsque je les enregistre. :|

Je pe
nse que c'est du à la taille des chapitres et à la contenance du texte :o ... je vais donc les séparer en deux parties... mais ne vous inqutez pas vous les aurez tous au même moment ! ;)

.
.. Je ne poste un chapitre que quand celui-ci est terminé ! Of course ! ^^ ...

Wal
a ! C'était juste pour prévenir et ne pas trop vous surprendre ! ;) J'espère que ce chapitre vous plaira !

Biz à vous tous $) et merci pour vos com's :D
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# Posté le lundi 01 décembre 2008 12:15

Chapitre 4 (1ére partie)

Chapitre 4
Jour J


Caroline courait dans un long couloir sombre. Elle pouvait distinguer des cris, des sons et un fond instrumental. Son visage paraissait inquiet et ses traits étaient tirés signe d'une grande anxiété.
-
Où est-il ? Mais où est-il ?
Une lueur apparue, Caroline se dirigea à
toute vitesse vers elle.
Un cri retenti, suivi de milliers d'hurlements hystériques.
La lu
eur ne se trouvait plus qu'à quelques mètres elle tendit la main pour l'atteindre le plus rapidement possible.
Une lueur blanche aveuglante... un projecteur passant devant ses yeux
et l'empêcha de distinguer ou elle se trouvait. Elle se retourna mais fit face à un mur.... Elle se tourna de nouveau et découvrit des milliers de personnes, majoritairement féminines, en train de sauter et de chanter avec frénésie. Certaine pleuraient tandis que d'autres abhorraient un visage radieux. Des réflecteurs dégageant des lumières de multiples couleurs illuminaient une salle gigantesque.
-
Mais où est-il ? Où est-il ? répéta-t-elle de nouveau
Aucune autre phrase ne sortait de sa bouche pourtant ses sensations et ses inquiétudes
étaient toutes différentes.
La voix d'un chanteur résonna à ses oreilles, le public se jo
ignant à lui :
-
Nos rêves étaient des mensonges et aucunes larmes n'étaient réelles. Dis que ça n'est pas vrai. Dis le moi maintenant...
Caroline avança intuitivement vers la scène
les fans agités la bousculaient brutalement, elle sentait le contact et la chaleur de leur corps. Tout cela semblait si réel...
-
Peut être que tu entendras quelque part. Mon S.O.S dans la radio. M'entends-tu ? Ne m'entends-tu pas ?
Elle se faufila, de plus en plus près
de la scène... elle n'était plus qu'à quelques mètres des barrières... lorsqu'elle les eut atteinte ses yeux se levèrent, le temps fut comme figé en cet instant.
Sur la scène se te
nait un jeune homme de grande taille le corps mince, élancé guidé par le rythme de la musique. Son visage traduisait avec passion la profondeur des paroles de la chanson.
Il observa
le public et posa son regard sur Caroline. Il tendit la paume de sa main dans sa direction, le regard profond, la fixant de ses pupilles noires... une larme coula sur sa joue tandis qu'il s'adressait à elle de tout son c½ur :
-
Viens et sauve-moi, je brûle de l'intérieur. Viens et sauve-moi, je n'y arrive pas sans toi. Viens et sauve-moi, sauve-moi, sauve-moi...
Le regard dans le sien, tout autour d'elle semblait disparaître... juste ce moment...
sa main... ses mots...
Son corps traversa la barrière, elle s'avança comme hypnotisée... l
e bras tendu, elle ne fut plus qu'à quelques centimètres de ses doigts.
-
Sauve-moi... murmura-t-il
Un froid la transperça, son visage se détourna de lui pour se porter sur le côté
de la scène... là, un miroir était face à elle. Son reflet était très net, comme attirée et bien malgré elle, elle s'en approcha... de plus en plus près.
Face à elle-même, tout auto
ur disparut, elle se retrouva de nouveau dans le noir.
Son reflet était intense, comme cap
tivant, et pourtant elle ne s'y reconnaissait pas. Au moment où cette pensée lui traversa l'esprit tout changea... de l'autre côté du miroir son reflet s'anima seul. Ses yeux devinrent rouge sombre puis furent envahit d'un noir profond.
Elle ne parvenait plus à se détache
r de ce regard... elle était comme fascinée et apeurée à la fois. Son sang se figea dans ses veines... la profondeur, le néant, la mort... le mal... le mal absolu... tout y était réunit.
Son reflet, ressentant son malaise, sourit soudainement. Il ouvrit la bouche afin de
lui adresser quelques mots de sa voix froide et maléfique :
-
Il n'y a qu'une seule justice...
Les yeux de Caroline s'exorbitèrent à l'entente de ces mots, comme-ci cela l'effrayai
t, son rythme cardiaque accéléra. Gagnant son âme, sa voix se mêla à celle de son reflet... leurs bouches prononcèrent les derniers mots ensembles.
-
... la mort !

Caroline se réve
illa en sursaut, le souffle haletant, des gouttes de sueur perlant sur son front. Le corps tremblant elle se sentait terriblement mal... ce rêve avait inscrit en elle un profond malaise.
Elle regagna son calme, respirant et expirant doucement. Observant les alentours ell
e rétablit tranquillement ses repères.
- Oui... l'hôtel, c'est vrai...
Elle aperçut les li
ts défaits de ses deux camarades et constata leur absence. Son portable, posé sur la table de chevet s'illumina, Justine venait tout juste de lui envoyer un sms. Elle le saisit et regarda l'heure puis lut, les mains tremblantes, le message de son amie :
- « On é sur l che
min, kan tora le sms fé moi signe ! biz =D »
Caroline se frotta le visage, « 18h15 » sur s
on téléphone... le message datait de 15h03, mais elle ne comptait pas lui répondre tout de suite vu son état.
- Je vais me prendre une douche ça me fera du bien...
Elle se leva et s
e dirigea vers la salle de bain. Elle retira ses vêtements, se glissa dans la baignoire et accrocha le pommeau de douche en hauteur.
L'eau coulait sur son corps, les yeux fermés ell
e savourait les gouttes dégoulinant sur son visage.
- Je déteste faire des cauchemars... m
urmura-t-elle, pour elle-même
Son corps fut secoué de léger tremblement lorsqu'elle y repen
sa.
- ... et celui-ci avait quelque chose de particulièrement angoissant...
Quand elle eut
finit de se doucher elle sortit de la baignoire, enroula une serviette autour d'elle et quitta la salle de bain. Ouvrant sa valise elle sortit de quoi s'habiller, se coiffer et se maquiller.
- J'espère qu'il n'a rien à voir avec mon pressentiment...
Elle enfila ses sous
vêtements et un pantalon. L'inquiétude par rapport à son cauchemar était fortement ancrée dans ses pensées et elle ne parvenait pas à s'en défaire.
Finalement, elle secoua sa tête
de droite à gauche et leva les yeux au ciel, cherchant à se rassurée à travers ces propos :

- Non ! Je crois que cette histoire me monte à la tête... et puis, je m'angoisse tellement que ça doit me faire cauchemarder de tout et n'importe quoi ! s'exclama-t-elle
Elle enfila un débardeur puis un pull et fila de nouveau dans la salle de
bain pour se coiffer et se maquiller. Brosse, sèche cheveux, pinces, fer à lisser, crayon, eye liner, mascara, phare à paupière, gloss, rien ne manquait malgré leur départ, quelque peu précipité, de France.
Malgré le réconfort qu'elle avait che
rché à s'apporter certaines scènes du cauchemar lui revinrent en mémoire. La brosse dans la main, elle la posa sur le lavabo et abattit violemment la paume de ses mains sur ce dernier, fixant le miroir de ses yeux verts.
- Pourquoi je prononçai
s constamment cette phrase ? Pourquoi ?!? Et qui est-ce que je cherchais ?
Elle f
aisait référence à cette fameuse phrase qu'elle ne faisait que prononcer dans son rêve, sans avoir la possibilité de dire autre chose : « Mais où est-il ? ».
- Et
ait-ce quelqu'un... ou quelque chose ?
Fixant toujours son reflet dans le miroir d
e la salle de bain elle réfléchit quelques secondes.
- Et ce reflet... mon reflet
... il avait une vie propre... pourquoi ?
L'image du reflet affichant un sourire
maléfique lui revint en mémoire, ainsi que ses propos. Un frisson la parcourut à ce souvenir.
- Je... je ne peux pas rester là... bredouilla-t-elle, les bras croi
sés autour d'elle en guise de protection
Elle débrancha son fer à lisser et rangea
son maquillage. Lucile et Justine avaient laissé leurs affaires, elle jugea donc, malgré le fait qu'elle ne l'ait pas demandé, que la chambre était louée pour, au moins, une nuit supplémentaire.
- Et puis... j'ai dépassé midi donc une nuit de
plus est facturée... pensa-t-elle
Son portable dans la main et son sac dans l'aut
re elle se dirigea vers la porte de la chambre et aperçut la clé sur le sol.
- El
les sont géniales, elles pensent vraiment à tout ! De vrais amours ! pensa-t-elle, le sourire aux lèvres
Elle quitta la chambre et se dirigea vers la sortie de l'
hôtel. Tapotant sur les touches de son portable, elle envoya un sms à Justine.
- «
C bon, jsui levé ! J fé un pti tour dans la ville, kan tora le sms envoi moi ladress jme débrouilleré pour vou rtrouvé ! Merci pour la clé ! ^^ biz »
Elle salua
la réceptionniste en lui adressant un sourire, que celle-ci lui rendit, et passa enfin les portes de l'hôtel.
L'Allemagne était là, face à elle ! La petite sorcièr
e française s'engouffra dans les ruelles de la ville sans aucune peur... après tout elle combattait toutes sortes d'esprits maléfiques et affrontait continuellement le danger alors une « petite ville » comme Berlin, à côté ! (fastoche ! XD)

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Beaucoup
plus tôt, bien avant le réveil de notre sorcière préférée ( ; p)
... vers midi...


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- Chuuuut fais attention de pas la réveiller ! marmonna Lucile
Justine marcha sur la p
ointe des pieds pour parcourir la chambre tandis que Lucile maintenait la porte ouverte pour presser sa camarade. Il faut dire qu'elle avait hâte de rencontrer ses stars... (On s'en doute XD)
Elle récupéra son sac à main dans lequel elle avait
pris soin de prendre un peu d'argent, quelques affaires utiles ainsi que sa fameuse carte de la ville ! (ah ah ! Of course !)
Sur la pointe des pieds, elle quitta
la chambre que Lucile ferma doucement. Elle glissa la clé sous la porte afin que Caroline puisse la récupérer à son réveil. (Oui, ce serait drôle qu'elle soit enfermée ! XD Mais quand même... >< ...)
D'un pas pressé cette dernière quitta l'hôt
el, Justine sur les talons.
- Hey doucement, y'a pas le feu ! Ils vont pas s'enfu
ir t'inquiètes pas ! s'exclama Justine, s'arrêtant à son niveau, le souffle court
- Je sais mais... j'ai tellement hâte ! gloussa-t-elle, sautillant sur place
Just
ine l'observa, sa mine blafarde traduisait son manque de sommeil.
- Purée, à te v
oir on dirait pas qu'on a dormi que 5 heures... déclara-t-elle
Il faut préciser q
ue nos deux demoiselles se sont endormies vers 4 heures et que Lucile, dans son excitation suprême, a réveillé notre pauvre Justine... sans doute au bord de l'assassinat après cet acte suicidaire de la part de sa camarade ! (Et tout ça sans réveiller Caroline, faut dire qu'il y en a qui assure ! XD)
- Ouai... mais à voir ta
tête, on s'en rend compte ! surenchérit Lucile
Le regard de Justine se fit de no
uveau assassin et Lucile relança sa marche de peur de provoquer un meurtre l'incluant... (Après on se demande pourquoi les allemands nous prennent pas au sérieux... Merci les filles ! --' lol)
Lucile marchait, sautillant sur place, le sourire j
usqu'aux oreilles, fredonnant un air enfantin en allemand. Justine, quant à elle, naviguait dans ses pensées, à la recherche, sans aucun doute, d'une occupation en attendant le coup de fils de Tom. Lucile se tourna alors vers elle tout en continuant à sautiller sur place, les mains jointent devant son visage et le sourire radieux elle proposa :
- Si on allait au parc ! Il y en a plusieurs à Berlin, mais
vu que tu connais un peu la ville tu dois savoir où on peut en trouver un sympa !

Justine observa son visage radieux, tel un soleil, elle restait bouche bée fasse à tant d'enthousiasme.
- Euh... oui... bredouilla-t-elle, revenant progressi
vement à ses esprits. Euh... je connais un parc sympa oui, je m'y suis promenée une fois avec Tom (et quelque dizaine de gardes du corps XD). Suis-moi !
Luci
le lui emboîta le pas tandis que Justine s'engouffrait dans les rues de la ville.
- Et puis je connais un très bon marchant de glace ! Une petite camionnette
qui fait des glaces génialissimes ! ajouta-t-elle
- Ooooh j'ai hâte !!! s'excl
ama Lucile
Elle attrapa le bras de Justine et déposa un baiser sur sa joue, se
collant, du même coup, à elle. Un groupe de jeunes hommes passa alors et aperçu leur manège. Plusieurs sifflèrent tandis que l'un d'eux, sans doute le leader, leur bloqua la route et s'adressa à elles :
-
Salut les filles ! On peut participer ? demanda-t-il
Justine le fusilla du regard tandis que Lucile se charg
ea d'ouvrir la bouche à sa place :
-
Désolée, mais...
Elle saisit le visage de
Justine et le tourna vers elle, joignant ses lèvres aux siennes. Justine fut surprise mais resta incapable de réagir. Lucile s'éloigna alors et tourna son regard vers le jeune homme qui était, lui aussi, resté sans voix.
-
... c'est privé ! répondit-elle
Entrainant Justine dans son élan, la prenant par la taille
. Celle-ci se ressaisit alors, comprenant le manège de sa camarade. Elle tourna, à son tour, le visage vers eux et acheva :
-
Tchao bande de naze !
Elles s'é
loignèrent en roulant du cul, les provoquant volontairement. Lorsqu'elles eurent tourné dans une rue, un peu plus loin, elles s'arrêtèrent et explosèrent de rire.
- T'as vu la tête du type !!! On aurait dit qu'il voyait un alien !!! s'e
xclama Justine, se tenant le ventre pour tenter d'en diminuer les crampes
Luci
le ne parvenait, quant à elle, plus à s'exprimer tant son fou rire l'empêchait presque de respirer.
- Mais... comment t'as eu cette idée ? interrogea Justine
après s'être calmée
Lucile reprit doucement son souffle et essuya ses yeux qui
n'avaient cessé de pleurer.
- Je... avec Caro, une fois des gars nous on fait
chier dans Narbonne alors elle a eu cette idée ! Ca les a vite calmés ! Donc j'ai pensé à elle et j'ai fait pareil ! répondit-elle
Justine l'observa quelque
s instants, les yeux écarquillés, puis sourit en pensant à ses deux camarades.
- C'est marrant mais, je sais pas pourquoi, ça m'étonne pas de Caro ! rétorqua-t-elle (ben pourquoi Oo ?)
Bras dessus, bras dessous elles s'éloignèrent en d
irection du parc, sautillant à cloche pieds. Les passants se retournaient sur leur passage surpris pour les uns, amusé pour les autres.

Le parc était là, fa
ce à elles, dressant ses barrières en fer forgé. Lucile les admira, le visage rayonnant, elle saisit Justine par la main et la traina à l'intérieur. Cette dernière, voulant faire une photo, perdit l'équilibre et se retrouva entrainer, comme un pantin, à deux doigts de s'étaler sur le bitume.
- Hey doucement ! Pou
rquoi tu speed comme ça ?!? s'écria-t-elle
- C'est tellement beau ! Je veux le
visiter !!! s'exclama Lucile, sautillant (de nouveau - -') sur place
- Ouai t'
inquiètes, on va le visiter ! Laisse-moi juste faire ma photo... il va pas s'envoler alors balise pas !
Justine retourna sur ses pas et pointa son objectif s
ur le portail. Réalisant une vue panoramique, Lucile en plein milieu.
- Fais un
sourire ! lança-t-elle à sa camarade
Lucile afficha son plus beau sourire et
plaça ses mains de chaque côté, « présentant » ainsi le parc. Lorsque Justine eut fini elle courut à l'intérieur. Justine rangea l'appareil puis l'observa blasée.
- On dirait que les arbres vont se déraciner et s'enfuir à la voir courir
comme ça... (--')
Elle s'élança à son tour et passa le portail pénétrant dans
l'immense jardin. Elle marcha quelques minutes et aperçu Lucile, allongée dans l'herbe, un peu plus loin, les bras et les jambes étirés.
Justine s'approcha
tranquillement, admirant le paysage. Elle s'arrêta devant sa camarade qui fit mine de ne pas la voir. Sans l'interpeller, elle s'assit à côté d'elle et sortit un paquet de gâteaux de son sac. Lorsque Lucile en reconnut le bruit elle se redressa, aussitôt, sur elle-même.
- J'étais sûr que ça te ranimerait ! railla
Justine. Heureusement que quelqu'un pense à nous nourrir ici, sinon on peut crever de faim !
- T'es la meilleure ! s'exclama Lucile
A présent elle lui lança
it un regard semblable à un animal affamé et à un gentil bébé réclamant son popo... prenant soin de s'avancer vers elle, à quatre pattes, pour accentuer son besoin de nourriture !!! (Arf l'affamée ! XD)
- Euh... calmes-toi, je vais t'e
n donner tu sais ! (Oo'...) bégaya Justine
Lucile, suite à cette déclaration, s
e rassit calmement à sa place et attendit patiemment sa part. Lorsque Justine la lui tendit on ne pouvait voir une jeune fille de 20 ans plus heureuse, tant le visage de son amie irradiait de bonheur.
- Oh eh ! Mais on dirait une affam
ée ! C'est tant une histoire d'amour que ça toi et la bouffe ? demanda Justine



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Chapitre 4 (1ére partie)

# Posté le lundi 01 décembre 2008 12:49

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 14:34